NOS EXAMENS PROPOSÉS

Consultations

salle consultation du centre de cardiologie des tilleroyes

Nous vous recevons au sein de notre cabinet des consultations pour la prise en charge de l'ensemble des pathologies cardiaques :

 

Contrôle de stimulateur cardiaque (pace maker),
de défibrillateur (DAI) et télésurveillance

Nos rythmologues effectuent des consultations de surveillance des stimulateurs et défibrillateurs cardiaques. Lors d’une consultation dédiée, nous vérifions le bon fonctionnement de ces prothèses et optimisons leurs réglages.

Notre équipe assure également la télésurveillance de certains dispositifs : stimulateurs, défibrillateurs, holter implantables. Ce service permet une détection rapide soit d’un dysfonctionnement du matériel, soit d’un évènement grave comme un trouble du rythme cardiaque. Par ce moyen, une véritable téléconsultation est maintenant possible.

 

Électrocardiogramme

C’est l’examen complémentaire de base réalisé lors de votre consultation ou avant une anesthésie. Il se réalise rapidement et de manière indolore, après la mise en place d’électrodes qui enregistrent l’activité cardiaque de votre cœur. L’interprétation du tracé obtenu est réalisée immédiatement par votre cardiologue.


Cet examen simple permet de détecter les arythmies, de voir les séquelles d’un infarctus, ou de soupçonner certaines maladies cardiaques.

 

descriptif de quelques examens cardiologiques couramment effectués

 

Mesure ambulatoire de la pression artérielle

La mesure ambulatoire de la pression artérielle (MAPA) sur 24 heures (ou Holter tensionnel), est un petit appareil d’enregistrement de la pression artérielle, porté à la ceinture et relié à un brassard mis en place autour du bras.

Elle apporte des éléments de décision à la fois diagnostiques et thérapeutiques et donne, dans certains cas, une évaluation plus objective de l'efficacité des traitements que la simple mesure lors d'une consultation.

mesure ambulatoire de la pression artérielle
 

Holter ECG

A quoi ça sert ?

Cet examen permet d’enregistrer le rythme cardiaque pendant une période de 24 heures à 2 semaines. Il est indiqué en cas de palpitations, de syncope, de malaises ou dans certaines maladies cardiaques. Il sert à détecter des troubles du rythme (extrasystoles, arythmie, tachycardie…) ou des anomalies de la conduction (bloc atrio-ventriculaire ou BAV, pauses sinusales…).

Comment ça marche ?

 

Cet examen ne nécessite pas d’hospitalisation ni d’arrêt de travail. Le Holter ECG comporte 2 rendez-vous de 10 minutes, chacun, à 24 heures ou plus d’intervalle pour la pose et la dépose de l’appareil enregistreur réalisées par un technicien spécialisé. Il vous demandera de vous mettre en position assise et torse nu. Plusieurs électrodes (généralement au nombre de 5) sont collées sur votre poitrine (Schéma indicatif).

Les électrodes sont reliées à des connecteurs centralisés sur un boitier.
Vous pourrez remettre vos habits et l’ensemble du dispositif ne sera pas visible.
L’enregistrement est automatique et ne requiert aucune intervention de votre part.
La seule précaution est de ne pas mettre le boitier ou les électrodes en contact
avec l’eau. Nous vous conseillons de noter les horaires des éventuels symptômes
(palpitations, malaises…) que vous ressentiriez. Après la dépose, l’enregistrement
est analysé par votre cardiologue.

Est-ce douloureux ?

Non, la pose des électrodes autocollantes peut très rarement occasionner une
rritation locale passagère. Les phénomènes allergiques sont exceptionnels.

Y’a-t-il un risque?

Il n’y a pas de risque connu à ce jour.

pose de holter
 

Échographie de stress
ou " échographie sous DOBUTAMINE"

echographie de stress

Pourquoi vous propose - t - on une échographie de stress?

L'echographie de stress est une échographie du coeur classique à laquelle on ajoute la perfusion à doses progressivement croissantes d'un produit (DOBUTAMINE) permettant d'accélérer le rythme cardiaque afin de simuler un effort.

Elle est utilisée pour étudier la contraction du ventricule gauche à l'effort.

Elle est souvent proposée à des patients pour lesquels un test d'effort sur vélo ou tapis roulant est insuffisant ou non réalisable.

Préparation

Il s'agit d'un examen réalisé en externe (sans hospitalisation) en Unité de soins intensifs de Cardiologie (à la Clinique saint Vincent)

Il n'est pas nécessaire d'être à jeun, mais il vous sera peut être demandé de stopper certains médicaments 48h avant
(béta – bloquants notamment).

Déroulement de l'examen

Une perfusion est mise en place, ainsi que des électrodes collées sur le thorax (afin de surveiller de façon continue votre rythme cardiaque), et un brassard à tension. La position habituelle lors de l'examen est couchée sur le côté gauche, la plus confortable possible.

Des images échographiques du cœur sont réalisées au repos, puis sous perfusion de DOBUTAMINE, et enfin après arrêt de la perfusion et ralentissement du cœur.

L'examen dure environ 20 à 30 minutes.

Il est normal que pendant l'examen vous ressentiez des palpitations, qui correspondent à l'accélération du rythme cardiaque induit par la DOBUTAMINE. Tout autre symptôme devra être signalé.

Vous pouvez regagner votre domicile immédiatement après l'examen, dès que l' électrocardiogramme est revenu à son tracé de base.

Quels bénéfices peut on attendre de l'échographie de stress ?

Cet examen permet de localiser de façon précise le territoire du muscle cardiaque insuffisamment irrigué.

Il permet aussi de mettre en évidence une zone du muscle ne fonctionnant pas normalement au repos, mais qui pourrait être améliorée par le traitement de l'artère qui l'irrigue (médicaments, ou dilatation coronaire avec mise en place de stent ou encore pontage aorto coronarien).

L'échographie de stress comporte t elle des risques?

Des incidents bénins peuvent survenir, tels que palpitations ou douleurs thoraciques, cessant rapidement à l'arrêt de l'examen ou à l'injection de médicaments. Des incidents plus sérieux surviennent rarement (1 à 5% des cas) tels que douleurs thoraciques prolongées ou troubles du rythme cardiaques nécessitant rarement une intervention urgente (ce qui explique la réalisation de l'examen aux soins intensifs, avec présence de matériel de réanimation).

 

Echocardiographie transthoracique

L’échocardiographie transthoracique (ETT) ou échodoppler cardiaque constitue l’examen de choix pour le bilan d’un très grand nombre de pathologies cardiaques. Il s’agit d’une échographie donc d’un examen non invasif, indolore, utilisant les propriétés des ultrasons (pas d’irradiation, ni de rayons X).

L’ETT est réalisée en salle de consultation et ne nécessite pas de préparation particulière. Le patient est installé sur la table d’examen, torse nu, couché sur le côté gauche puis sur le dos en fonction des images recherchées. La sonde d’échographie est appliquée sur le thorax, avec un gel d’échographie pour faciliter l’examen. L’ETT peut être réalisée directement dans le prolongement de la consultation, ou bien programmée dans un second temps en fonction du temps nécessaire pour la réalisation optimale de l’examen.

Cet examen permet la visualisation du cœur dans sa globalité : analyse de l’anatomie cardiaque, de la fonction du muscle cardiaque appelé myocarde (contraction, relaxation) et également du fonctionnement des valves à l’intérieur du cœur. Il permet d’obtenir des images du cœur en 2 et 3 dimensions ou encore de visualiser le flux sanguin, entre autres.

 

Échographie transœsophagienne

L’échographie transœsophagienne est également un examen d’imagerie écho doppler utilisant les ultrasons.

A la différence de l’échographie transthoracique, la sonde échographique de l’ETO est contenue dans une sorte de tube qui sera introduit dans l’œsophage, un peu de la même manière que lors d’une gastroscopie, afin de la placer au plus près du cœur (juste derrière les oreillettes cardiaques).

Cet examen complète l’échographie transthoracique lorsque celle-ci est de mauvaise qualité et/ou ne permet pas une exploration suffisante des structures cardiaques que l’on cherche à analyser. Cet examen est également parfois nécessaire avant certaines procédures de cathétérisme cardiaque interventionnel ou avant une opération du cœur afin de préciser au mieux les lésions ou anomalies cardiaques concernées.

En cas de bilan d’AVC ou d’AIT, il pourra être injecté, au cours de la procédure, de petites bulles via un cathéter intra veineux afin de vérifier l’absence de passage entre les oreillettes droite et gauche.  Cette injection est indolore et sans effet secondaire.

Cet examen peut être réalisé de façon vigile, sous anesthésie locale et sédation. Si nécessaire, une anesthésie générale peut être pratiquée. Dans tous les cas cet examen est réalisé dans les locaux de la clinique Saint-Vincent.

 

Épreuve d'effort

épreuve d'effort au centre de cardiologie des Tilleroyes à Besançon
Examen d'épreuve d'effort

Un électrocardiogramme (ECG) d’effort (ou "épreuve d’effort") est l’enregistrement de l'activité électrique cardiaque au cours d’un exercice physique soutenu. Cet examen sert à analyser la réaction du cœur lors d’activités similaires à celles qui peuvent avoir lieu dans la vie courante.

Indication :

L’épreuve d’effort est réalisée pour rechercher une éventuelle pathologie cardiaque et notamment une insuffisance coronarienne. Elle peut être indiquée aussi pour évaluer une atteinte cardiaque à l’effort notamment en cas de rétrécissement de la valve aortique, de cardiopathie hypertrophique ou de palpitations …

Le cardiologue peut également vous prescrire, s’il le juge nécessaire, une épreuve d’effort avec mesure de VO2 qui permet une analyse plus fine des paramètres cardiaques, pulmonaires et musculaires. Elle peut être indiquée dans le cadre du bilan d’un essoufflement à l’effort, du retentissement d’une atteinte cardiaque connue, ou pour guider la reprise d’une activité physique ainsi que lors de la pratique sportive à haut niveau.

Avant l’examen :

  • Choisissez des vêtements et chaussures confortables, permettant de marcher et pédaler rapidement et sans gêne, idéalement une tenue de sport.

  • Ne restez pas à jeun.

  • Prenez vos médicaments comme d’habitude. Il peut vous être demandé d’arrêter certains traitements 48 heures avant sur avis médical (traitement béta bloquant notamment) ;

  • Ne fumez pas 2 heures avant (ni 2 heures après).

Déroulement :

L’examen se déroule à la Clinique Saint Vincent au 1er étage, à coté du service de cardiologie dans une pièce dédiée, climatisée, avec salle d’attente attenante.

Le médecin vous installera sur vélo ou tapis selon l’indication. Vous serez monitoré pendant tout l’effort par un électro cardiogramme, associé à une prise régulière de la tension artérielle. L’effort dure environ 10 - 15 minutes et est crescendo, l’objectif étant d’atteindre votre fréquence cardiaque maximale en augmentant la pente et la vitesse sur tapis ou le frein sur vélo.

Après l’effort une phase de récupération d’au moins 3 minutes avec poursuite du monitorage est effectuée.

S’il s’agit d’une épreuve d’effort avec mesure de VO2, le médecin vous fera faire en plus une spirométrie avant l’examen (étude des volumes et débits pulmonaires), et vous équipera d’un masque adapté permettant la mesure des gaz inspirés et expirés au cours de l’effort. Un monitorage de la saturation sera effectué également tout au long de l’examen.

Durée :

La durée de l’effort est d’environ 10 – 15 minutes, mais du fait de l’installation et de la récupération, l’ensemble de l’examen se déroule sur une plage horaire de 30 minutes pour les épreuves d’effort simples et de 60 minutes pour les épreuves d’effort avec mesure de VO2 max.

Résultats :

Les résultats vous sont expliqués et remis en main propre dès la fin de l’examen. Une copie est adressée à votre médecin traitant et ainsi qu’aux autres médecins concernés.

 

Vous devez prochainement subir un choc électrique ?

Le choc électrique externe, également appelé « cardioversion électrique » consiste à administrer une décharge électrique au cœur, sous anesthésie générale de courte durée. Elle vise à rétablir un rythme cardiaque normal en présence d’une arythmie. La fibrillation auriculaire et le flutter auriculaire sont des anomalies courantes du rythme cardiaque qui sont parfois traitées par cardioversion.

L’indication d’un choc électrique est prise par votre cardiologue habituel, avec votre consentement.

Vous bénéficierez quelques jours avant l’intervention, d’une consultation d’anesthésie ainsi que d’une prise de sang.

Vous ne devez rien manger ni boire à compter de minuit le jour de votre intervention.

À moins d’indications contraires de votre médecin, prenez vos médicaments normalement avec un peu d’eau le matin de l’intervention. Concernant votre traitement anticoagulant, il est impératif que celui-ci soit bien pris durant les 4 semaines précédant le choc électrique.

Vous serez admis dans notre unité 2 heures avant l’intervention.

La cardioversion électrique aura lieu au bloc opératoire de cardiologie. Un cathéter intraveineux sera inséré dans une veine de votre bras pour vous administrer le médicament anesthésiant. On placera des électrodes sur votre poitrine. Ces électrodes seront reliées à un défibrillateur externe.

Lorsque vous serez endormi, le médecin vous administrera une décharge électrique. Habituellement, une seule décharge est suffisante. Il arrive toutefois que le médecin doive répéter cette étape 2 ou 3 fois avec une intensité un peu plus élevée si la première décharge n’a pas donné les résultats escomptés. La cardioversion ne dure que quelques minutes et le temps de récupération après l’intervention est rapide.

A noter que durant l’intervention, lorsque vous serez endormi, une échocardiographie transoephagienne (ETO) sera parfois réalisée pour exclure la présence de caillots dans les oreillettes du cœur. Une ETO est nécessaire uniquement lorsqu’un patient n’est pas stabilisé par un traitement anticoagulant depuis plus de 4 semaines.

Vous serez ensuite amené en salle de réveil, avant de remonter dans le service de cardiologie. Après une surveillance variable de 2 à 4h, la sortie sera validée par le cardiologue, qui vous expliquera les résultats de la procédure et vous remettra vos documents de sortie (compte rendu examen, ordonnances de sortie, documents personnels).

Concernant le retour à domicile :

Vous pourriez ressentir une légère irritation cutanée à l’endroit où les électrodes étaient fixées. Nous appliquons systématiquement une pommade apaisante dans les suites du choc.

Vous ne pourrez pas prendre le volant pour retourner chez vous. Par conséquent, vous devez prendre les dispositions nécessaires pour qu’un proche vous reconduise chez vous ce jour-là.

Quelques jours après votre sortie, vous recevrez une convocation pour une réévaluation cardiologique qui sera réalisée 1 à 2 mois après le choc électrique

Choc électrique externe

 

Ablation de fibrillation atriale

Ablation de fibrillation atriale
Ablation de flutter droit
ablation de tachycardie par réentrée intra-nodale
défibrillation atriale

Quel est l'objectif de l'intervention ?

Procédure visant à neutraliser, au sein des oreillettes, les circuits électriques anarchiques responsables de la fibrillation atriale préférentiellement situés au niveau de l’abouchement des veines pulmonaires dans l’oreillette gauche. Le taux de succès est autour de 80 % avec dans 10 à 30 % des cas la nécessité d’une séance de complément.

 

Comment se déroule l'examen ?

 

Avant l’examen

Vous recevrez des consignes concernant la poursuite et/ou l’arrêt de vos traitements, en particulier anticoagulant et anti-arythmique. La réalisation d’un scanner vous sera demandée afin de déterminer l'anatomie exacte et le volume de votre oreillette gauche. La procédure ayant lieu sous anesthésie générale, une consultation auprès d’un médecin anesthésiste sera également nécessaire.
L’entrée dans l’établissement se fera la veille de l’intervention selon votre heure de passage. Une dépilation du corps (thorax, dos, aisselle et short) sera nécessaire afin de pouvoir coller au mieux les électrodes sur le thorax et le pansement compressif au niveau du pli de l’aine. Une douche savonnée est demandée dans les 2 h précédant l’intervention. Vous devrez être à jeun.

Pendant l’examen

Une fois installé sur la table d’examen, les infirmières vous équiperont des électrodes, patchs et systèmes de surveillance nécessaires au bon déroulement de l’examen. Vous serez endormi par le médecin anesthésiste, assisté d’un infirmier anesthésiste. Une échocardiographie transoesophagienne sera ensuite réalisée pour vérifier l’absence de caillot avant de mettre en place les cathéters.

La technique d'ablation que nous utilisons est la radiofréquence :

Via la veine fémorale, située au niveau du pli de l’aine, nous placerons 3 cathéters dans votre cœur. La première étape consistera à reconstruire en 3 dimensions votre oreillette gauche, l’objectif étant d’avoir une géométrie fine de cette cavité dans laquelle nous déplacerons les cathéters tout en faisant un minimum de rayon X. 
On réalisera ensuite une isolation électrique des zones pro-arythmogènes (principalement autour de l’ostium des veines pulmonaires) par cautérisation. 


L’intervention dure au total entre 2 et 3 heures.

 

Après l’examen

Après l’intervention, vous resterez environ 1 heure en salle de réveil
afin de récupérer totalement de votre anesthésie générale.
Le premier lever a lieu en général le lendemain de la procédure et
la sortie se fait habituellement un jour plus tard en fin de matinée.
Un repos d'une dizaine de jours est conseillé dans les suites de
l'intervention, un arrêt de travail pourra être prescrit si nécessaire.
Le temps de cicatrisation au sein de l’oreillette est d’environ 1 mois,
période durant laquelle des palpitations peuvent être ressenties ;
ces dernières ne sont pas synonymes d’échec. Il est conseillé
d'éviter la pratique sportive de compétition 1 à 2 mois après
l'intervention.
Vous reverrez votre cardiologue traitant dans les 3 mois suivant la
procédure afin de faire le point sur l’évolution de votre arythmie et
d’adapter les traitements si nécessaire.

 

Quelles sont les éventuelles complications ?

 

Les potentielles complications sont rares avec une équipe entrainée comme la nôtre (<2%). Elles peuvent être un hématome au niveau de l’aine ou un épanchement autour du cœur le plus souvent régressifs. Très rarement Il faut ponctionner l’épanchement ou drainer l’hématome. Le reste des événements indésirables (cf feuille de consentement) restent rarissimes : accident cérébral, sténose des veines pulmonaires, paralysie diaphragmatique.

 

Ablation de Flutter droit

Quel est l’objectif de l’intervention ?

Procédure visant à neutraliser le circuit électrique dans l’oreillette droite responsable du flutter droit avec un taux de succès à plus de 95 %.

 

Comment se déroule l’examen ?

Avant l’examen

Un bilan biologique, dont l’ordonnance vous sera adressée, devra être réalisé dans les jours précédents la date d’intervention.

Le traitement anticoagulant devra être poursuivi pour le geste. 
L’hospitalisation étant le plus souvent ambulatoire, vous arriverez le jour même de l’intervention selon votre heure de passage. Une dépilation du corps (thorax, dos, et short) sera nécessaire essentiellement pour pouvoir coller les électrodes et le pansement compressif au niveau du plis de l’aine. Une douche savonnée est demandée dans les 2 heures précédant l’intervention. Vous devrez être à jeun, c’est-à-dire de ne pas avoir mangé dans les 6 heures ou bu dans les 2 heures précédant le geste.

 

Pendant l’examen

Une fois installé sur la table d’examen, les infirmières vous équiperont d’électrodes, patchs et systèmes de surveillance nécessaires au bon déroulement de l’examen.

L’anesthésiste sera disponible pour vous administrer un traitement de confort si nécessaire (pas d’anesthésie générale).
2 cathéters de 2 mm de diamètre seront introduits dans la veine fémorale droite après ponction au niveau de l’aine sous anesthésie locale.

Nous réaliserons ensuite une cautérisation (autour de 60°C) au niveau l’isthme cavo-tricuspide sous forme d’une ligne de quelques centimètres (entre la valve tricuspide et la veine cave inférieure), permettant de bloquer le circuit en boucle. La durée de la procédure est en moyenne de 30 à 60 min.

 

Après l’examen

Après l’intervention, vous pourrez vous lever entre 4 et 6h après l’intervention. Vous regagnerez votre domicile le lendemain de la procédure. 
Vous reverrez votre cardiologue 1 à 3 mois après la procédure.

Quelles sont les éventuelles complications ?

Les complications sont rarissimes avec un centre entrainé, inférieures à 0,5% (hématome inguinal, épanchement péricardique).

 

Ablation de tachycardie par réentrée intra-nodale

 

Quel est l’objectif de l’intervention ?

Procédure visant à neutraliser le court-circuit électrique (voie électrique supplémentaire) entre les oreillettes et les ventricules impliqué dans la tachycardie par réentrée intranodale (ou maladie de Bouveret) avec un taux de succès à plus de 95 %.

 

Comment se déroule l’examen ?

Avant l’examen

Un bilan biologique, dont l’ordonnance vous sera adressée, devra être réalisé dans les jours précédents la date d’intervention. Il vous sera demandé d’arrêter votre éventuel traitement antiarythmique avant l’intervention pour pouvoir déclencher la tachycardie et confirmer son diagnostic. 
L’intervention nécessite 1 ou 2 nuits d’hospitalisation. Vous arriverez le plus souvent le jour même de l’intervention selon votre heure de passage. Une dépilation du corps (thorax, dos, et short) sera nécessaire essentiellement pour pouvoir coller les électrodes et le pansement compressif au niveau du plis de l’aine. Une douche savonnée est demandée dans les 2 heures précédant l’intervention. Vous devrez être à jeun, c’est-à-dire de ne pas avoir mangé dans les 6 heures ou bu dans les 2 heures précédant le geste.

Pendant l’examen

Une fois installé sur la table d’examen, les infirmières vous équiperont des électrodes, patchs et systèmes de surveillance nécessaires au bon déroulement de l’examen. L’anesthésiste sera disponible pour vous administrer un traitement de confort si nécessaire (pas d’anesthésie générale). 
2 à 3 cathéters de 2 mm de diamètre seront introduits dans la veine fémorale droite après ponction au niveau de l’aine sous anesthésie locale.

Nous réaliserons ensuite une cautérisation (autour de 50-60°C) au niveau de la voie lente du nœud auriculo-ventriculaire (voie supplémentaire) par radiofréquence. La durée de cautérisation ne dépasse pas quelques minutes. 

Après l’examen

Après l’intervention, vous pourrez vous lever à la 4e heure. Le médecin passera vous voir pour vous informer du bon déroulement de la procédure et autorisera la sortie le lendemain. 
Vous reverrez votre cardiologue 1 à 3 mois après la procédure.  

Quelles sont les éventuelles complications ?

Les complications sont rarissimes avec un centre entrainé, inférieures à 0.8 % : hématome inguinal, épanchement péricardique et bloc auriculoventriculaire complet. Cette dernière complication, rarissime, est secondaire à une lésion du tissu électrique principal et nécessite l’implantation d’un pace maker.

Stimulation et défibrillation cardiaque

 1. Implantation d’un stimulateur cardiaque

L’implantation d’un stimulateur cardiaque est le traitement de choix de la bradycardie (cœur trop lent), associant la mise en place d’une ou plusieurs sondes (maximum 3) raccordées à un boitier.

  • Comment se déroule l’examen ?

Avant l’examen

Vous recevrez des consignes concernant la gestion de vos traitements, en particulier le traitement anticoagulant. Un bilan biologique devra être réalisé avant l’examen.

L’entrée dans l’établissement se fera le matin de l’intervention (ou la veille selon votre heure de passage). Une dépilation du thorax sera nécessaire. Vous devrez être à jeun.

 

Pendant l’examen

Une fois installé sur la table d’examen, les infirmières vous équiperont des électrodes et systèmes de surveillance nécessaires au bon déroulement de la procédure. Après réalisation minutieuse de l’asepsie de la peau, vous serez recouvert d’un champ opératoire.

La première étape consistera à réaliser une anesthésie locale. Puis par une incision de la peau de 2-3 cm, la ou les sondes seront introduites, sous contrôle scopique, dans le cœur via la veine céphalique ou sous-clavière. Une fois les sondes en places, elles seront connectées au boitier du stimulateur cardiaque qui sera placé sous la peau en-dessous de la clavicule.

Après réalisation d’une suture, un pansement compressif sera mis en place pour diminuer le risque d’hématome.

 

Après l’examen

La sortie se fera le plus souvent le lendemain en fin de matinée après contrôle de votre stimulateur cardiaque, retrait du compressif et réfection du pansement.

Vous recevrez également une ordonnance pour faire réaliser à la maison par une infirmière des soins de cicatrice pendant une dizaine de jours. 

Vous reverrez votre cardiologue traitant 2 à 3 mois après la procédure afin de faire contrôler votre stimulateur cardiaque.

 

  • Quelles sont les éventuelles complications ?

Les complications restent rares (inférieures à 5 %) avec principalement : hématome de la loge du boitier, déplacement sonde, infection du matériel et pneumothorax.

 2. Implantation d’un défibrillateur

  • Quel est l’objectif de l’intervention ?

L’implantation d’un défibrillateur est le traitement de choix de la prévention de la mort subite par trouble de rythme ventriculaire grave (tachycardie et fibrillation ventriculaire), associant la mise en place d’une ou plusieurs sondes (maximum 3) raccordées à un boitier. Il peut être indiqué en prévention dite « primaire » c’est-à-dire en prévention d’évènement rythmique grave, ou « secondaire » dans les suites d’un évènement rythmique grave.

  • Comment se déroule l’examen ?

Avant l’examen

Vous recevrez des consignes concernant la gestion de vos traitements, en particulier le traitement anticoagulant. Un bilan biologique devra être réalisé avant l’examen.

L’entrée dans l’établissement se fera le matin de l’intervention (ou la veille selon votre heure de passage). Une dépilation du thorax sera nécessaire. Vous devrez être à jeun.

 

Pendant l’examen

 Une fois installé sur la table d’examen, les infirmières vous équiperont des électrodes et systèmes de surveillance nécessaires au bon déroulement de la procédure. Après réalisation minutieuse de l’asepsie de la peau, vous serez recouvert d’un champ opératoire.

La première étape consistera à réaliser une anesthésie locale. Puis par une incision de la peau de 2-3 cm, la ou les sondes seront introduites, sous contrôle scopique, dans le cœur via la veine céphalique ou sous-clavière. Une fois les sondes en places, elles seront connectées au boitier du défibrillateur qui sera placé sous la peau en-dessous de la clavicule.

Après réalisation d’une suture, un pansement compressif sera mis en place pour diminuer le risque d’hématome.

 

Après l’examen

 La sortie se fera le plus souvent le lendemain en fin de matinée après contrôle de votre défibrillateur, retrait du compressif et réfection du pansement.

Vous recevrez également une ordonnance pour faire réaliser à la maison par une infirmière des soins de cicatrice pendant une dizaine de jours. 

Un dispositif de télécardiologie pourra vous être remis (non systématique).

Vous reverrez votre cardiologue traitant 2 à 3 mois après la procédure afin de faire contrôler votre défibrillateur.

  • Quelles sont les éventuelles complications ?

Les complications restent rares (inférieures à 7 %) avec principalement : hématome de la loge du boitier, déplacement/dysfonction de sonde, infection du matériel, pneumothorax et choc inapproprié.

 

  • Conduite automobile cher les porteurs de défibrillateurs

Selon l’arrêté du 16 décembre 2017 (consolidé le 20 avril 2018), la conduite privée peut être reprise :

  • Après 3 mois en cas d’implantation en prévention secondaire

  • Après 2 semaine en cas d’implantation en prévention primaire

  • Après 3 mois en cas de choc approprié

  • Après que le problème soit réglé en cas de choc inapproprié

  • Après 1 semaine en cas de changement de boitier

  • Après 2 semaines en cas changement de sonde

Le port d’un défibrillateur contre-indique à être professionnel de la route.

 

Coronarographie, Angioplastie coronaire

Cardiologie interventionnelle

Notre équipe est composée de 5 cardiologues spécialisés pour la réalisation d’interventions sur les artères coronaires. Ces interventions sont réalisées tous les jours au bloc opératoire de la Clinique Saint Vincent dans une salle dédiée à la cardiologie interventionnelle bénéficiant d’un équipement de pointe : la salle de cathétérisme cardiaque ou « cathlab ».

Tous les gestes diagnostiques et thérapeutiques sont réalisés par voie endovasculaire, c’est à dire en passant par les vaisseaux sanguins. Nous introduisons, sous anesthésie locale, un cathéter dans une artère ou une veine périphérique par une simple ponction. Le matériel est ensuite acheminé vers le cœur et les artères coronaires à l’aide d’un contrôle radiologique numérique.

La coronarographie diagnostique:

Il s’agit d’une étape essentielle permettant de vérifier l’état des artères coronaires. Les artères coronaires apportent le sang au cœur pour qu’il puisse se contracter normalement. Ce sont des artères nourricières. Cependant des cristaux de cholestérol (athérome) ou des caillots de sang (thrombose) peuvent se déposer dans la paroi de ces artères et engendrer des rétrécissements (ou sténoses ) qui vont gêner l’écoulement du sang dans les artères à l’origine de maladies cardiaques (angine de poitrine/ infarctus). La coronarographie permet de voir ces sténoses et d’évaluer leur sévérité. Nous introduisons dans l’artère radiale une sonde qui va remonter de manière indolore jusqu’à l’origine des artères coronaires au niveau du cœur. Une injection de produit de contraste est réalisée permettant d’obtenir une image radiographique précise des artères. A l’issue de cet examen, le cardiologue décidera s’il est nécessaire de traiter ces rétrécissements par angioplastie coronaire.

 L’angioplastie coronaire :

L’indication d’une angioplastie coronaire est toujours posée à l’issue d’une coronarographie diagnostique. Elle peut être réalisée dans le même temps opératoire ou en différé (en fonction de la complexité des lésions à traiter ou de la nécessité de traitement anticoagulant). Le cardiologue introduit une sonde et un ballonnet gonflable dans l’artère pour dilater le rétrécissement afin de lever l’obstacle à l’écoulement du sang et faire disparaître les symptômes de l’angine de poitrine ou soigner un infarctus. Dans la grande majorité des cas le praticien va apposer une endoprothèse ou stent pour consolider le résultat obtenu par la dilatation au ballonnet. L’opération dure en moyenne 30 minutes. Elle est réalisée sous anesthésie locale. Le matériel d’angioplastie est introduit par l’artère du poignet dans la majorité des cas et parfois par l’artère fémorale au niveau du pli de l’aine.

Les angioplasties complexes et les désobstructions d’occlusion coronaire chronique : Notre centre est équipé de matériel de dernière génération permettant la réparation de rétrécissements coronaires complexes. Dans certains cas les dépôts d’athérome se situent au niveau de bifurcations artérielles dont le traitement ne pouvait être jusqu’à présent réalisé que par chirurgie de pontage coronaire à thorax ouvert. Grace à ces nouveaux dispositifs, la grande majorité des rétrécissements sont accessibles à un traitement endovasculaire et à la mise en place de stent.

Nous proposons également à nos patients des techniques de désobstruction d’occlusion coronaire chronique ou CTO. Dans certains cas, les plaques d’athérome peuvent obstruer complètement le flux sanguin de l’artère coronaire et entraîner une souffrance du myocarde par manque d’oxygénation. L’intervention consiste alors à rétablir le flux sanguin par l’utilisation de matériel dédié qui pourra franchir puis dilater le segment artériel occlus. Différents outils complémentaires sont disponibles dans le cathlab pour optimiser les réparations coronaires :

  • FFR: dispositif intracoronaire permettant d’évaluer le caractère fonctionnel d’un rétrécissement coronaire. Un filament muni d’un capteur de pression est introduit dans l’artère coronaire. La pression artérielle est mesurée de part et d’autre du rétrécissement coronaire et la décision d angioplastie est prise en cas de chute significative de pression.

  • Imagerie Endo coronaire : dispositif intracoronaire permettant d’analyser la paroi de l’artère ou d’analyser la qualité d’apposition des mailles du stent sur la paroi coronaire.

  • Athérectomie rotative : dans certains cas l’athérome coronaire est fortement calcifié et l’inflation du ballonnet ne permet de faire disparaître le rétrécissement. Le cardiologue peut alors décider d’utiliser une petite fraise en rotation très rapide et recouverte de pointes en diamant pour franchir l’arc calcaire et réparer la lésion.

sallle coronarographie
sallle coronarographie joystick